L'université de l'état de Chicago a ouvert une nouvelle bibliothèque le 12 octobre 2006. Cette dernière propose de nouveaux services dont des collections spécifiques pour les communautés desservies (Community Archives Collection/University Archives/Special collections), un coin pour les enfants lié je suppose à leur centre de ressources en éducation et surtout ROVER, le robot bibliothécaire (cf photo). Rover signifie Retrieval Online Via Electronic Robot. Il permet de retrouver près de 80% des collections de la bibliothèque dont les périodiques reliés (bound periodicals? Merci PascalK), les publications d'Etudes sur la communauté noire, des documents d'archives, des microformes et la plupart des monographies antérieures à 1991.
Pour retirer le document, il suffit lors d'une recherche dans le catalogue informatisé de cliquer sur le bouton "Request", en haut de l'écran. Ensuite entrer son numéro de lecteur et aller se présenter à la banque de prêt. Les documents sont retrouvés et identifiés par le robot grâce à une puce RFID.
Materials dating from 1991 onwards are dealt with by the likes of you and me, but anything older is tagged with a radio-frequency ID chip and retrieved by "tall forklift-style machines that run on tracks and stow materials in a three storey high storage facility"Enfin, près de la banque de prêt se trouvent deux automates de prêt pour les usagers désirant emprunter des documents sans l'aide d'un bibliothécaire.
Alors pas d'affolement. Ce n'est pas la mort de la profession ou je ne sais quelle fin du métier de bibliothécaire. D'ailleurs, il reste encore des biblitohécaires à la bibliothèque universitaire de l'Etat de Chicago ne serait-ce pour les documents postérieurs à 1991. J'avoue néanmoins que lire cela fait très bibliothèque du futur ou de Science-Fiction. Je suis pour ma part assez admiratif et curieux d'un tel dispositif, voire envieux. C'est fou ce qu'on peut faire avec le RFID quand même. Il n'y avait pas des BU qui voulaient essayer en France ?
3 commentaires:
Je serais curieux de connaitre le temps d'attente moyen pour la communication des documents par ce biais...
Pour ce qui est de la RFID et des robots de prêt (déjà utilisés dans certaines BM françaises), ce n'est pas la "mort" de la profession que je crains. Plutot la déshumanisation progressive des bibliothèques, le prêt étant déjà l'un des rares instants où bibliothécaire et usager se retrouvent face à face et peuvent en profiter pour communiquer et/ou se conseiller livres et disques (sans compter les petits malins qui glisseront un disque de la médiathèque entre les pages du livre qu'ils emprunteront via le robot de prêt, mais c'est un autre problème).
bound periodicals = periodiques reliés (je crois)
NB : Je ne peux poster de commentaires sur ce blog que si j'ai un compte Google !!!????.... c'est pas bien du tout ca ...!!
Merci Pascal. Ce me semble logique à dire vrai pour la traduction.
je ne savais pas pour les commentaires mais à dire vrai, cela ne m'étonne pas de Google. Leur nouvelle version est plus intéressante en termes de fonctionnalités mais bien bien captive pour les utilisateurs. Enfin, je devrais de nouveau bientôt migrer, dès que mon hébergeur rendra l'adresse accessible.
Je ne sais pas, Pitseleh, si vraiment les bibliothèques se déshumanisent. L'un des rôles du bibliothécaire n'est-il pas encore d'aider au renseignement bibliographique par exemple ? Ceci dit, je ne nie pas la valeur d'un contact entre professionnel et usager, ce moment informel mis au combien précieux de conseil ou simplement de rencontre. Je suppose également qu'il s'agit d'une question d'échelle et ces instants de prêt et de restitution d'ouvrage paraissent moins conviviaux dans un contexte universitaire que dans celui d'une médiathèque publique, d'où ma question à l'encontre de BU .
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