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23 janvier 2007

Déménagement final



Bonjour,

Comme annoncé ces dernier jours, je déménage définitivement ce blog. Il quitte Blogger et ses nouvelles fonctionnalités pour une plateforme Gandiblog, propulsée par Dotclear2.



J'ai adopté un nouveau thème pour l'occasion plus adapté à la saison et je vous prie de croire que j'ai peiné à le mettre en place. Je ne suis donc pas certain que tout fonctionne parfaitement et vous prie de m'excuser en ce cas. Le thème original est une création de Kozlika et se trouve ici. Il s'appelle Hermione, du nom d'un personnage d'Opéra.
Note : Hermione, la femme de Leontes, roi de Bohême, est l'héroïne de l'opéra Wintermärchen (Les contes d’hiver), composé en 1999 par Philippe Boesmans sur un livret d'après la pièce éponyme de William Shakespeare. En voici un extrait.

Enregistrement recommandé : A ma connaissance il n'en existe qu'un Wintermärchen, avec Dale Duesing et la regrettée Susan Chilcott, sous la direction d'Antonio Pappano. Editions Deutsche Gramophon.


Vous remarquerez aisément de petites différences aec le thème original comme la couleur du fond de la page ou celle de la police des billets mais je ne comprends pas pourquoi cela ne fonctionne pas : mon modèle semble pourtant correct. J'y jetterai un oeil je-ne-sais-pas-trop-quand. Autre différence : j'ai voulu ajouter des titres aux blocs du menu de navigation mais non, ils ne veulent pas se montrer. Menu d'ailleurs que je n'arrive pas à étendre non plus pour ajouter des rubriques... Enfin je regarderais cela après. Pour l'instant le blog semble fonctionnel. Croisons les doigts.

Enfin, j'ai repris sur ce nouveau blog tous les billets parus sur Vagabondages2, de façon à limiter le nombre de renvois par la suite et ne plus avoir que les premier blog sous blogger et le nouveau sous DotClear. Ceci dit, ces derniers billets restent en ligne bien sûr, ne serait-ce que pour préserver les liens que vous avez pu faire vers mes derniers billets ou pour garder trace de vos commentaires qui, eux, ne migrent pas.

Voilà. Fin d'une étape. A très bientôt.

10 janvier 2007

5 choses que vous ne savez pas sur moi


Losing a rain forest is like letting an ancient library burn down before you can read all the books ~ Randall Haydes


En ce moment dans la blogosphère et la bibliblogosphère tourne une chaîne. Il s'agit de raconter 5 trucs que vous ne savez pas sur l'auteur du blog. Déjà de grands noms y ont répondu, et c'est Klog qui m'invite à m'y plier à mon tour.

Finalement, c'est un exercice plutôt difficile, je ne voyais pas quoi répondre.

  1. Je n'ai pas le permis de conduire. Habitant dans de grandes villes, je n'en voyais pas l'utilité -je ne la vois d'ailleurs toujours pas- et surtout, je prenais ces cours comme d'un ennui suprême. Pourtant ce n'est pas faute de m'être inscrit au code, à plusieurs reprises, mais la première fois l'auto école a fait faillite, et la seconde j'avais changé de région et les lourdeurs administratives ont eu raison de ma bonne volonté. Enfin, je vais essayer de le passer, ne serait-ce que pour dire que je l'ai et ne pas me trouver en défaut lorsque j'en aurais vraiment besoin...

  2. J'ai fait de l'escrime pendant plus de quatorze ans, de manière discontinue. Et je pense m'y remettre. J'ai dû commencer à l'âge de 7 ans je crois et c'est un sport qui m'a beaucoup plu même si je n'ai jamais vraiment eu l'esprit de compétition. J'aimais simplement me dépenser et surtout, faire de la belle escrime, "de la dentelle" comme disait mon premier maître d'arme, Maître Mignard. A la base, je suis fleurettiste.

  3. Je ne bois pas d'alcool. Eh oui, cela arrive. Tout simplement parce que je n'en aime pas le goût et l'odeur. Je ne bois pas non plus de cidre, ni de champagne. Rien. Ce qui n'a de cesse de frustrer mon compagnon lorsque nous sortons car, n'ayant pas le permis, il ne peut guère boire non plus ^_^.

  4. Lorsqu'en sixième le professeur de technologie nous demanda quel serait notre métier plus tard, j'avais répondu "Menteur professionnel" ou "Vendeur dans un magasin de farces et attrapes". J'avais pioché l'idée du premier dans un article du magazine que je lisais alors, quelque chose comme Toboggan ou Astrapi je ne sais plus. J'ai ensuite songé un temps à devenir puériculteur avant de m'orienter dès la troisième pour la profession de bibliothécaire.

  5. Petit, je ne sortais guère. Je préférais passer mes journées en famille avec mes frères et soeur plutôt que de voir des amis. Je faisais des détours en rentrant de l'école pour qu'ils ne sachent pas où j'habite et je recevais souvent mes copains sur le pas de la porte, refusant de les faire entrer. Pour moi, la sphère familiale était mon pré carré où nul camarade ne pouvait pénétrer.


Je passe la main à Cathy, Marlène, Manue, Willy et B&C.

03 janvier 2007

Nouvelle voie



Comme il fallait s'y attendre, j'ai profité de ces dernières heures pour ouvrir un nouveau blog sous DotClear 2.

L'adresse devrait en être quelquechose comme "vagabondages.org". La migration devrait se faire dans le courant de la semaine. J'espère pouvoir récupérer les billets de l'ancien blogs, ou à défaut de celui-ci mais on ne sait jamais. Je préfère ne m'attendre à rien.

Je vous en dirais plus à ce moment et vous ferais une fois de plus changer vos liens, désolé. Mais ce devrait être la bonne.

A très bientôt.

01 janvier 2007

Bonne et Heureuse année 2007



Bonne et heureuse année 2007 à chacune et chacun d'entre vous.

Je vous souhaite

  • une année toute pailletée de joies et de ces bonheurs qui colorent la vie un peu plus chaque jour,
  • une année emplie de réalisations qu'elles soient professionnelles ou personnelles,
  • une année placée aussi sous le signe de la santé.


A très bientôt,

Th.

20 décembre 2006

Blogage bloqué

Bon, je me doute que d'aucuns vont se gausser de mes mésaventures mais je me suis fait avoir par Google.

En effet, j'ai un gros problème avec Blogger qui m'empêche de poster sur le premier Vagabondages : Google nous a obligé à migrer notre compte Blogger vers un compte Gmail et, en ce qui me concerne, ça s'est plutôt mal passé. J'avais ouvert ce Vagabondages2 il y a quelques mois à titre expérimental puis l'avais laissé aux oubliettes mais du coup, lors de la migration, Blogger n'a pas du tout repris mes anciens messages et commentaires au profit de cette coquille vide. Il se passe donc que je n'ai plus accès tout simplement à mon ancien blog. Or la migration se veut définitive. Je suis dégoûté.

J'essaie de migrer mes anciens billets mais c'est une opération très longue même si j'y gagne quand même quelqu'intérêt en ce que je peux enfin mettre des étiquettes, analysant plus finement le contenu de mon ancien blog.

Cela signifie aussi pour vous qu'il va vous falloir changer vos liens et vos favoris.Cela signifie que je reperds toute l'audience bâtie en trois ans. Cela signifie aussi peut-être qu'il est temps pour moi de changer de plateforme.

L'ennui est que je ne suis pas un grand informaticien d'une part et d'autre part que je n'aurais pas beaucoup de temps pendant ces vacances que je compte passer à retrouver mes parents et ma famille dont la présence me manque. Je vais donc remettre ces recherches consciencieusement à la rentrée en priant pour que l'urgence des dossiers me permette d'avancer quand même sur le blog.

Si quelqu'un a des idées d'installations faciles, un tutoriel que je n'aurais plus qu'à suivre ou je ne sais quelle brillante idée pour me sortir de cette impasse, qu'il se fasse savoir et m'écrive à thom.chaim@gmail.com

En attendant, je poursuis ici, ce qui n'est pas une bonne idée, je sais, 1°) à cause du grand méchant Google et 2°) parce que mes pauvres lecteurs devront changer une seconde fois lorsque j'aurais ma propre plateforme (libre ?) de blog. Mais je n'ai pas vraiment le choix et de toute façon, la migration finale n'est pas encore effectuée. Je suis désolé de ce nom stupide de Vagabondages2 mais il faut garder à l'esprit que c'était juste pour moi l'occasion de tester lse nouvelles potentialités de Blogger nouvelle version et ce n'avait aucunement pour but d'être un vrai blog.

Ainsi donc, pardon pour ces ennuis, mais croyez-moi, je suis le plus perdu d'entre nous...

05 juillet 2005

Greensleeves

Parmi la foultitude de mes lecteurs (*sob*), nombreux sont ceux qui viennent chercher dans ces pages les paroles de la chanson Greensleeves, m'informe StatCounter. Bonne âme, j'ai décidé de céder à la pression et de vous les offrir :
Alas my love you do me wrong
To cast me off discourteously;
And I have loved you oh so long
Delighting in your company.
Greensleeves was my delight,
Greensleeves my heart of gold
Greensleeves was my heart of joy
And who but my Lady Greensleeves.
I have been ready at your hand
To grant whatever thou would'st crave;
I have waged both life and land
Your love and goodwill for to have.
Greensleeves was my delight,
Greensleeves was my heart of gold
Greensleeves was my heart of joy
And who but my Lady Greensleeves.
Thy petticoat of sendle white
With gold embroidered gorgeously;
Thy petticoat of silk and white
And these I bought thee gladly.
Greensleeves was my delight,
Greensleeves my heart of gold
Greensleeves was my heart of joy
And who but my Lady Greensleeves
Ces paroles, chantées par Loreena McKennitt, sont issues de cette page mais on en trouve une version plus complète ici et une autre là, sachant que Wikipédia propose un article sur elle en anglais et en français.

08 juin 2005

Intermittance

Je suis désolé de ne pouvoir alimenter ce bloc-note aussi souvent que je le voudrais. Il se trouve que ce mois, je suis peu souvent chez moi et encore moins au boulot entre journées professionnelles, concours, formations... Du coup, il m'est difficile de publier aussi régulièrement que je le souhaiterais mais je promets de faire des efforts.

A ce propos, je candidatais la semaine dernière au concours de Conservateur d'Etat des Bibloithèques. Le concours propose en externe trois épreuves : une épreuve de traduction (j'ai choisi Espagnol) une épreuve de note de synthèse et une épreuve de composition. Cette année, vingt-cinq postes sont offerts dont 2 pour la ville de Paris en externe. En interne, treize postes sont offerts dont un pour la ville de Paris. La note de synthèse, thème Lettres et Arts, portait sur le Cinéma et le réel et proposait six documents répartis en quelques vingt-trois pages. L'épreuve dure quatre heures pour un coefficient de 2. L'épreuve de traduction avec dictionnaire monolingue dure trois heures. Quant à la composition... Composition. Durée : 5 heures. Coefficient : 2 "Aujourd'hui, l'idée que le public participe à l'aventure scientifique ne saute pas aux yeux, à cause de l'évidence trompeuse du fossé grandissant entre science et public." Bernadette BENSAUDE-VINANT, L'opinion publique et la science, Les empêcheurs de penser en rond, 2000. Résultat des écrits le 02 septembre et oraux prévus le 26 septembre.

30 mai 2005

C'est si bon

Voilà les paroles partielles de la chanson "C'est si bon" chantée par Yves Montand.
Pour mon beau Thilas :)
C'est si bon
De partir n'importe ou,
Bras dessus, bras dessous,
En chantant des chansons.
C'est si bon
De se dir' des mots doux,
Des petits rien du tout
Mais qui en disent long.
En voyant notre mine ravie
Les passants, dans la rue, nous envient.
C'est si bon
De guetter dans ses yeux
Un espoir merveilleux
Qui donne le frisson.
C'est si bon,
Ces petit's sensations.
Ça vaut mieux qu'un million,
Tell'ment, tell'ment c'est bon. [...]
C'est si bon
De pouvoir l'embrasser
Et pui de r'commencer
A la moindre occasion.
C'est si bon
De jouer du piano
Tout le long de son dos
Tandis que nous dansons. [...]
C'est si bon,
Et si nous nous aimons,
Cherchez pas la raison :
C'est parc'que c'est si bon,
C'est parce que c'est si bon,
C'est parce que c'est si bon.

24 mai 2005

La lune sur la branche

Je vous parlais ici et de Lithium et de son initiative de quête à la découverte du petit monde des bloggueurs (Cela me fait penser qu'il me faudrait un peu recentrer ces billets sur des sujets uniques pour en favoriser la consultation...). L'idée est belle et je me suis laissé tenté à répondre au premier questionnaire qu'il vient de mettre en ligne (cf lien sur le titre). Si l'idée vous plait, filez donc répondre au(x) questionnaire(s) de Lithium, il vous en sera reconnaissant ;) Voici donc mes réponses :

-Ton blog à toi, c'est quoi (adresse, sujets abordés) ?
Mon blog se situe à l’adresse : http://vagabondages.blogspot.com. Il s’agit de commentaires sur l’actualité des blogs, de listes de liens regroupés par thèmes, des informations sur l’actualité des bibliothèques et de la documentation, des informations sur ma vie personnelle. En fait, il s’avère difficile de parler de soi et de sa vie personnelle, et plus facile de parler d’informations. L’orientation du blog se fait donc toute seule. Enfin, nous sommes deux à contribuer au blog, mon compagnon et moi, mais finalement c’est moi qui poste le plus.

- Comment as-tu découvert que les blogs existaient ?
La découverte s’est déroulée au cours d’un stage professionnel. M. Morin, conservateur et auteur de BiblioAcid, nous présentait les blogs et les fils RSS et les agrégateurs. L’idée m’a plu et m’a trottée un temps dans la tête. Lorsque j’ai découvert que d’autres amis se lancaient et s’étaient lancés dans l’aventure, j’ai décidé de me jeter à l’eau et d ‘essayer, oui, pourquoi pas…

- Quand as-tu commencé à lire des blogs ?
A la même époque, c’est-à-dire grosso modo vers le début de l’année. Lorsque j’ai découvert les blogs, je me suis plus intéressé au phénomène. Au début, je lisais de temps à autre des blogs professionnels, puis ce furent des blogs créés par mes amis, et enfin d’autres, au gré de mes pérégrinations.

- Quelle est la date de ton premier billet ?
Mardi 22 février 2005, 22h15.

- Pourquoi as-tu commencé à bloguer ?
L’idée de communiquer me plaisait. J’avais envie de faire partager les informations que je pouvais ainsi glâner à droite à gauche et de leur donner une nouvelle utilité. Néanmoins, je n’ai d’abord communiqué l’adresse du blog à personne. Je ne voulais pas que ce travail dont la forme finale n’était pas définie soit diffusé avant même que je n’en acquiert la maîtrise. Et puis finalement, la renommée s’est faite toute seule. Avec le temps, les renvois et les liens que je proposais et en laissant mon adresse dans les commentaires, car l’idée n’était pas non plus de me cacher, je n’en avais pas honte pour autant.

- A ton avis, pourquoi les blogs sont nés ?
Pourquoi ils sont nés ? Je ne sais pas vraiment. Pour satisfaire des besoins de communications de blogueurs je suppose. Pourquoi ils ont un tel succès en revanche me paraît plus judicieux. Je pense que la facilité d’ouverture d’un blog, les possibilités de communication et la malléabilité du support (on peut faire ce qu’on veut d’un blog) y sont pour beaucoup.

- Que t'inspire la multiplication des blogs ces derniers temps ?
Je ne sais pas trop. En fait, j’en suis encore à me demander si cette multiplication est effective, ou si elle me paraît importante parce que je suisen plein dans ce phénomène des blogs moi-même. Je pense que comme pour tout, il y a du bon et du mauvais, comme pour internet, il y a beaucoup de bruit. C’est pourquoi il est important de bien savoir se repérer dans cette nouvelle et déjà dédalienne blogosphère.

- Qu'est-ce que tu ne publieras jamais sur ton blog ?
Je ne publierais jamais de propos racistes, antisémites ou homophobe. Mon blog est un blog à caractère surtout informatif mais son contenu n’est pas figé. Il peut changer, évoluer au gré de mes aspirations et de mes vagabondages. Je tiens à ce que je puisse sinon en être fier, du moins l’assumer totalement.

- Tu sais ce qu'est un flux RSS ? T'en sers-tu pour lire les blogs des autres ? Si tu les utilises, vas-tu quand-même sur les blogs pour les lire ?
Ouh là, une à la fois. Oui je sais ce qu’est un flux RSS, depuis ce fameux stage, donc. Et effectivement, je m’en sers religieusement pour lire les multiples blogs auxquels je suis abonné. J’utilise blogline comme agrégateur mais en fait, je n’en connais pas d’autres. Du coup, je ne vais plus systématiquement sur les blogs eux-mêmes, même s’il m’arrive encore effectivement de retourner directement à l’adresse du blog. Cela dépend donc du temps que j’ai, du billet que je lis, du billet agrégé (des fois on ne trouve que des résumés) voire évidemment de l’existence ou non d’un fil RSS. L’identité du blogueur entre aussi en compte, je suis plus enclin à visiter in vivo les blogs de personnes que je connais.

- Combien de blogs lis-tu ?
Environ une quarantaine. Mais le nombre varie régulièrement selon mes trouvailles, mes envies et le temps dont je dispose…

- Si tu ne devais en retenir qu'un, ce serait lequel (avec l'adresse) ?
Le blog du réseau des Urfists, c’est l’un des meilleurs professionnellement parlant que je connaisse. J’aurais aimé écrire ce genre de blog : http://urfistinfo.blogs.com/.

- Tu laisses souvent des commentaires sur les blogs ? Et lis-tu les réponses à tes commentaires ?
J’aime écrire des commentaires et j’aime en lire. Je me dis que c’est naturel parce que tout simplement j’aime recevoir des commentaires sur mon propre blog. Ensuite, c’est vrai que je ne vais pas toujours lire les réponses à mes commentaires, sauf s’il s’agit de publications sur lesquelles je reviens régulièrement, mais en général, j’oublie. Le commentaire est une réaction immédiate et je ne pense pas toujours à faire attention où je la fais. Pas toujours, ce qui ne signifie pas que je ne reviens jamais :p.

- Tu fais attention à tes statistiques ? Pourquoi ?
Oui, j’aime les statistiques. J’aime savoir d’où viennent les gens qui me lisent et découvrir comment ils sont venu jusqu’à moi. Je trouve intéressant de connaître leurs mots-clefs, les pages qu’ils ont apprécié. J’aime connaître ce qui plait et je me dis ensuite que je pourrais faire évoluer ce blog en fonction de ce qui a plu. J’emploie le conditionnel car une page qui a été très visitée est le billet racontant notre PaCS récent avec mon ami. Or je ne sais pas vraiment si je suis prêt à plus parler de moi sur ce blog. C’est un pas énorme que je ne suis pas certain encore de vouloir franchir. La question demeure.

- Pour toi, bloguer c'est uniquement écrire ou c'est aussi lire ?
L’action de bloguer est d’abord une action d’écriture. Mais c’est ensuite intégrer une communauté et donc ensuite également lire. Bloguer, c’est faire partie d’un réseau, avoir des connaissances, s’enrichir à tout point de vue.

- Penses-tu que le phénomène blog va s'essouffler ? Mourir ?
Non, je ne pense pas. Du moins pas tout de suite. Pour l’instant, il bénéficie certes d’un certain vent de la nouveauté mais je pense que c’est un médium qui a encore de beau jours devant lui.

- Tu penses un jour arrêter de bloguer ?
Je ne pense pas bloguer toute ma vie, non. Il faudra forcément que j’arrête. Maintenant, je ne sais ni quand ni à quelle occasion. Mais bloguer est une activité nouvelle qui demande du temps et, aussi intéressante soit-elle, il n’y a pas que cela.

- Qu'est-ce qui te fera arrêter de bloguer ?
Le manque de temps, l’envie de me retrouver plus avec mon chéri, ou le fait tout simplement d’avoir d’autres activités, d’autres centres d’intérêts. Je pense que le blog se délitera seul mais je ne pense pas que cette mort sera dommageable. Je suis déjà content de ce qui a été fait. Et je trouve que c’est cela qui est important. Ne jamais regretter et savoir apprécier.

- Quel sera le titre de ton dernier billet ?
Très sincèrement aucune idée. Le blog, c’est aussi l’instantanéité, non ? Et puis, on n’en est pas là heureusement.

- Quelle question aurais-tu envie qu'un blogueur te pose ?
Tu pourrais demander aussi si nous (blogueurs) avons communiqué l’adresse du blog à nos familles. Cela pose la question de la façon dont nous faisons partager notre monde à nos proches. Dans mon cas, la réponse est oui. Une autre question serait de savoir si on souhaite dépasser le blog et rencontrer les amis en vrai, et ma réponse est encore positive. J’adore ce genre de rencontres. En fait, d’une manière générale, j’adore rencontrer. A l’inverse de ce que disait Sartre j’ai envie de dire que la vraie richesse, c’est les autres.

17 mai 2005

Premiers Romans

Il y a deux grands événements littéraires à ma connaissance annuels dans cette bonne ville de Chambéry : en octobre novembre se déroule un festival de bandes dessinées et en mai le festival du premier roman. J’ai une semaine de retard sur mon planning et les mails surpris, inquiets, furieux, indifférents de lecteurs de passages me l’ont bien fait sentir.

Une semaine certes, mais il m’a fallu d’abord me rendre deux jours aux rencontres Gael organisées par le Service Interuniversitaire de coopération documentaire 1 de Grenoble et peut-être reviendrais-je sur le sujet dans un post ultérieur car certaines interventions n’étaient pas inintéressantes. Les autres jours, c’est ce festival qui m’a occupé.

Je suis entré dans ce monde du Premier Roman par la petite porte. La bibliothèque universitaire organisait une rencontre ce jeudi avec deux auteurs : Pascal Morin, auteur de L’eau du bain paru aux éditions du Rouergue et Olga Lossky, auteure de Requiem pour un clou, paru aux éditions Gallimard. Je n’avais lu aucun livre, à peine étais-je tenu au courant de ce festival et de la venue de ces auteurs mais je tenais à y assister pour voir justement ce dont il s’agissait. Bien m’en a pris. Le dialogue avec les auteurs fut passionnant. Le livre de Pascal Morin raconte le retour d’un homme dans son village natal. Il est tout heureux de s’y retrouver mais très vite on lui fait comprendre qu’il n’y a toujours pas sa place. Dans ce pays, dans ce village, dans sa famille. Il prend alors la liberté de se refaire une place d’une façon à la fois très douce (dans l’écriture) et très violente (dans l’acte) : par le meurtre. Olga Lossky raconte, elle, deux histoires en parallèle, celle d’un enfant dans la Russie pré Stalinienne et celle d’un vieil homme vivant dans un appartement communautaire sous les années Staline justement. Le passage régulier d’une époque à une autre se fait par le biais d’un tableau. J’ai très sincèrement apprécié ce moment de littérature et la fraîcheur des écrivains. Leurs réponses claires, leurs envie d’écrire et leur plaisir de transmettre. Et puis, Pascal Morin avait un sourire on ne peut plus désarmant. Ce dernier m’a expliqué qu’il était très important pour un nouvel auteur de passer au festival de Chambéry et que nombre de grands auteurs étaient passés par là, au point que son éditrice qui avait mal lu était effondrée de croire qu’il n’avait pas été nommé puis enthousiasmé de découvrir que c’était finalement le cas. Cela m’a quelque peu surpris parce que je ne connaissais pas ce festival plus que cela et pas du tout avant de venir dans la région. Du coup, j’ai décidé d’assister aux autres manifestations du festival et je suis allé jeudi soir à une rencontre Auteurs/Lecteurs sise au Centre des Congrès. Il s’agissait d’une rapide interview, tantôt dialogue avec l’écrivain, tantôt monologue de la part du lecteur, des seize auteurs primés cette année, dont un espagnol et un écrivain. Ce fut encore un moment très agréable où nous avons pu découvrir des ouvrages qu’il ne me serait pas venu à l’esprit de feuilleter si d’aventure je les avais vu dans la devanture d’une librairie. A l’entracte, nous avons un peu discuté avec mes collègues également présentes –l’une d’entre elles a fait les mêmes études que moi – et avec M. Morin toujours aussi amusant et agréable. Ce monsieur nous racontait comment depuis qu’il faisait des festivals et autres séances de promotions, les gens le regardaient avec un regard en coin et lui demandaient quelle part d’autobiographie son roman comprenait. Déjà le matin, une vieille dame avait exprimé son malaise à la lecture d’un tel ouvrage où meurt en premier le grand-père. Et l’auteur de nous raconter que certaines gens le croyaient vraiment un assassin en puissance. En fait, ce fut là un fait marquant de la rencontre dans son ensemble et de cette soirée en particulier : les auteurs n’ont eu de cesse de répéter qu’ils n’étaient pas leurs personnages, qu’ils avaient tout imaginé, et que non, Faïza Guenne n’avait pas été abandonnée par son père, non Catherine Locandro n’était pas une prostituée, non Pascal Morin n’était pas un assassin et non, les CRS n’attendaient pas à la sortie du Centre des Congrès pour le ramener en prison. Et ainsi pendant trois jours. Les auteurs sont allés de tables en tables, de présentations en présentations, de séances de dédicaces en repas avec les Comités de lecture qui se sont constitué dans toute la ville, dans les cafés, les lycées, les collèges, la BU bien sûr… Jusqu’au samedi où se tenait la cérémonie de clôture. Chambéry est fière de la résidence de Jean-Jacques Rousseau dans ses terres. Sur l’insistance de Mme de Warens, qu’il appelait « maman », il séjourna plusieurs années aux Charmettes . C’est donc dans ce cadre privilégié que s’est déroulé la cérémonie de clôture. Chaque auteur a eu la joie de recevoir les œuvres de ses co-nominés. Nous avons pu passer ensuite un peu de temps avec les auteurs et sommes restés, Xavier et moi à leurs côtés jusqu’à leur train, le soir. Nous en avons néanmoins profité pour visiter les Charmettes, une partie du jardin de Jean-Jacques, sa maison, sa chambre avec l’alcove pour les domestiques et celle de Mme de Warins… On sentait que le festival touchait à sa fin. Les auteurs étaient terrassés de fatigue après leur marathon de trois jours à travers la ville et son agglomération. Tous se lâchaient, racontaient des bêtises, riaient et profitaient des derniers moments mi énervés mi zombies en espérant plus qu’une chose : pouvoir enfin rentrer chez eux. Et ce ne fut pas simple. Le bus qui devait ramener tout ce petit monde à la gare s’est d’abord retrouvé coincé par l’étroitesse de la route, puis le train annoncé et venant de Milan avait une heure de retard. Nous sommes allés boire un café tous ensemble et l’heure tournant sommes retournés à la gare pour découvrir que l’heure s’était muée en heure et demie. Remarquez, la situation ne manquait pas de piquants, ni d’absurde : six écrivains en cercle dans un hall de gare à moitié vide avec pour seuls vivre deux cartons de fromages rapportés par Faïza et son amie se racontant des histoires de blondes pour faire passer le temps… Le train partit à 21h30 finalement et il fut temps pour nous de rentrer à la maison, également fatigués. Cette expérience m’a redonné envie de lire et je me suis permis d’acheter quelques uns des titres présentés et de me les faire dédicacer sur l’insistance de Xavier. Je les lirai progressivement, nous avons tout le temps. L’année prochaine, peut-être intégrerais-je le festival pourquoi pas ? Dans le comité de lecture de la BU. Ce pourrait être une façon de voir comment tout cela se déroule. Bises, Thomas.

12 avril 2005

France Trotter

Dans l'article intitulé "de part et d'autres", j'évoquai le nouveau jeu lancé sur son blog par Olivier qui était de raconter en quelques lignes sa propre bio, en sautant de cinq en cinq ans. L'idée m'amuse et je profite de ce soir pour me lancer...
  • avril 1975 : Je ne suis pas né, pas même conçu. Mes parents se connaissent et pensent peut-être déjà à se marier. Mais à dire vrai, je n'ai que très peu d'infos sur cette période, mes parents n'ayant jamais été diserts, même s'ils ont toujours répondu aux questions que nous leur posions.
  • avril 1980 : J'ai un an. Je suis à Tours, ou est-ce déjà à Orléans ? Il faudra que je redemande. Si c'est Orléans, je me souviens m'être coincé le doigt dans la porte de l'ascenseur et d'autres bêtises qui auraient pu mal tourner...
  • avril 1985 : Cette fois, c'est à Epinal que je me trouve. Je viens de redoubler ma grande section de maternelle. Non pas que j'étais un cancre mais plutôt parce que je me trouvais avec un an d'avance dans la même classe que mon aîné et Maman a tenu à ce que nous soyons séparés. Du moins est-ce le souvenir que j'en garde
  • avril 1990 : Rennes. Je suis en CM2 à l'école d'application Joseph Lotte où je me suis fait mes premiers amis, avec qui je demeure par ailleurs toujours en contact actuellement. Je suis un bon élève, dans les cinq premier, mais la tête un peu rêveuse.
  • avril 1995 : Marcq-en-Baroeul, près de Lille. C'est la patrie de naissance des célèbres carambars, nés comme souvent d'une erreur et d'un accident. Ma seconde me voit déjà déterminé. Je sais ce que je ferais plus tard : Bibliothécaire. Dès lors, mon parcours et mes études se dessinent plus nettement.
  • avril 2000 : Après deux ans de prépa, me voici de retour en licence de Lettres, mention documentation à l'université de Lille 3. C'est une option lourde mais ô combien passionnante. J'y découvre les Sciences de l'Information et les champs du Savoir. Mon désir de devenir Bibliothécaire s'émeut de ces nouvelles ouvertures et en sort d'autant plus renforcé. Je suis heureux.
  • avril 2005 : après un passage en région parisienne, c'est maintenant les Rhône-Alpes qui m'accueillent. Je travaille. J'ai eu les concours, les deux. Territorial et Etat. C'est l'Etat que j'ai choisi la mort dans l'âme pour profiter de l'ENSSIB, et malgré mon intérêt pour la Lecture Publique. Mon travail me plaît beaucoup. Et mon coeur est tout aussi comblé.
  • avril 2010 : J'ai rejoint mon Aimé et nous vivons ensemble. Mon travail me plaît toujours autant. Il peut être d'Etat ou Territorial, via un détachement. Je ne me ferme à rien. Quand au lieu, il y a fort à parier qu'il sera lyonnais, même si sincèrement, rien ne m'attache à cette ville. Rien, si ce n'est Xavier.

Donc Tout.

Je t'aime.

Littérature pour enfants

J'étais ce week-end à Nîmes sur l'invitation du Centre Gay et Lesbien pour participer à une rencontre autoure de "l'Homosexualité dans la littérature de jeunesse". Outre mon auguste personne, censée animer toute la rencontre, les autres invités étaient Muriel Douru, auteure de deux albums jeunesse"Dis Maman..S" et "Un mariage vraiment gai" et Cécile Bailly, auteure du "Paradis de Paco" un roman pour adolescents (disons 10-12 ans) parus tous trois aux éditions Gay et Lesbiennes.

Nîmes en soi est une très belle ville. Nous n'avons guère eut le temps de la visiter mais je connaissais un peu pour y être déjà allé une ou deux fois auparavant. Ce week-end-ci, il faisait un vent à décorner les taureaux et frigorifier les pauvres passants que nous étions. C'est pourquoi nous sommes vite allés nous réfugier au Forum dela Fnac où devait voir lieu la rencontre. C'est un lieu assez étrange, pas très grand (il devait y avoir une trentaine de place assises) mais surtout situé à l'entrée de la librairie dont il n'était séparé que par une paroi de verre coulissante. Nous étions donc forcément visibles, même si peu audibles depuis l'extérieur et malgré les micros qu'on nous avait proposés.

Mon intervention est demeurée somme toute assez classique. J'ai commencé par présenter le thème de la rencontre avant de dresser un rapide historique en évoquant l'Histoire de Julie qui avait une ombre de garçon de Christian Bruel, paru aux éditions Le sourire qui mord en 1976, et aujourd'hui épuisé, puis en dressant une typologie des représentations de l'homosexualité dans la littérature de jeunesse évoquant trois grands groupes plus ou moins chronologiques. Dans le premier groupe se trouvent des"victimes" puisque l'amour homosexuel y apparaît nié parce que tu (ex Un papillon dans la peau de Virginie Lou, La danse du Coucou d'Aidan Chambers), puis dans ce même groupe on découvre que l'apparition de l'homosexualité est en relation étroite avec celle du Sida (Le cerf-volant brisé de Paula Fox, La nuit du concert de M. E. Kerr, Tout contre Léo de Christophe Honoré). Dans le second groupe se retrouvent des images récentes -i.e. depuis les années 2000 grosso modo- plus heureuses, d'acceptation et d'affirmation de soi tels Macaron Citron de Claire Mazard, le magnifique Frère de Ted Van Lieshout ou les lettres de mon petit frère de Chris Donner. Dans le dernier groupe enfin, j'évoquai des thèmes encore marginaux dans cette production naissante : l'amour entre filles (cf Macaron Citron mais aussi Côte d'Azur de Cathy Bernheim) et l'homoparentalité (Marius de Latifa Alaoui, Un coeur grand comme ça de Cordula Tollmien). Certes, il s'agissait là de quelques titres piochés et il en manque de nombreux autres mais ça me donnait un bon appui et une belle transition (terminant par l'homoparentalité) pour offrir ensuite la parole aux auteures.

Nous avons alors eu un échange passionnant où elles nous ont expliqué qu'elles tenaient à parler d'homoparentalité car c'était un sujet qui était très rarement traité dans la littérature de jeunesse alors que les familles homoparentales étaient elles de plus en plus nombreuses, et qu'elles ressentaient un manque. Pour autant trouver une maison d'édition n'avait pas été facile, loin de là, ces dernières se montrant encore très frileuses sur ces sujets de sociétés. Pourtant, nos auteures étaient d'accord pour affirmer qu'on peut parler de tout avec un enfant, le tout étant de bien faire attention à comment on le dit : d'abord, on ne parlera pas de la même façon à un tout-petit qu'à un jeune, de même, il sera plus facile de parler d'amour que de sexualité.

L'accueil d'une manière général a été très bon. Des parents allant trouver nos auteures dans les forums pour leur faire part de leurs anecdotes et de leurs satisfactions à la lecture de tels livres, Muriel Douru précisant même que certains offraient ces albums à destination des tout-petits à des jeunes bien plus âgés... Tous aimeraient qu'il y ait une meilleure pénétration de ces titres dans les bibliothèques, mais aussi et surtout dans les écoles et les collèges. Il faut rappeler que les documentalistes, lorsqu'ils sont ouverts à cette idée, ne savent pas quels titres acheter. Ils manquent d'information. Pendant un instant également, la discussion a dérivé vers la visibilité des éditions gay et lesbiennes, et l'opportunité de trouver des rayons gays dans les librairies.

Tous dans la salle et les auteurs étaient d'accord pour affirmer que de tels rayons étaient important pour pouvoir retrouver plus rapidement les ouvrages qu'on recherche, tant il est vrai qu'il est loin d'être facile de faire l'effort de déranger un vendeur. En bibliothèque, le problème est contourné : s'il n'existe pas de rayon "homo", tous les livres sont bien plus facilement identifiables puisqu'indexés par sujet dans le catalogue informatisé, ce qui permet encore un certain anonmat pour l'emprunteur. Pourtant, les Editions Gay et Lesbiennes ont eu des problèmes de distribution avec leur premier livre jeunesse, Dis Maman...S. Le fait de lire sur la couverture le nom des éditions ayant paru rebutant. C'est pourquoi, pour les livres suivant de leur collection, elles se sont contentés d'un logo placé en quatrième de couverture.

J'avais voulu également aborder le thème de la construction de l'identité adolescente à travers la lecture, notamment en citant les travaux de l'antropologue Michèle Petit, mais à dire vrai la discussion ne s'y est pas prêtée : nous parlions plus du point de vue de l'homoparentalité que de celui de la construction de soi, ce qui est logique au su des livres écrits par les invitées. Tant pis, ce sera pour une prochaine fois.

Je terminerais en citant différents liens où l'on peut trouver des informations sur l'homosexualité dans la littérature de jeunesse :

29 mars 2005

Et un week-end de Pâques, un !

Bien, un blog est aussi fait pour raconter sa vie, C’est donc ce que je vais faire. Ce long week-end de 3 jours m’a une fois de plus semblé trop court. Comme tous les week-ends, me direz-vous. Commençons par un début de week-end normal : Le vendredi soir : Nous sommes allés retrouver des amis au Bagat’elles, un bar sans alcool (ne vous évanouissez pas !) gay friendly situé rue des Capucins à Lyon. Nous devions y retrouver plusieurs amis, mais nous ne savions pas qui nous y retrouverions. Nous espérions y retrouver notre petit Laurent, mais celui-ci est devenu encore plus vieux que moi (dans sa tête) et ne sors que très rarement les vendredi soirs. Honte à lui ! Houuu ! ! ! Bien que le revoir m’aurait grandement fait plaisir, nous retrouvions de ravissantes jeunes femmes que j’apprécie énormément également. Thilas a d’ailleurs fait découvrir une breuvage à notre hôtesse, qui va sans doute le décliner en Milk-shake : Le lait-orgeat. Ne faites pas cette mine dégoûtée ! J’ai tenté d’en boire un peu, et j’ai été agréablement surpris. D’ailleurs, chaque fois que Thilas demande un lait-orgeat, tous les serveurs et serveuses lui jettent un regard en coin en se demandant de quelle planète il peut bien débarquer (question que je me pose également de temps en temps, mais je suis heureux qu’il soit unique en son genre). Le lendemain matin, nous voici partis chez mes parents. Nous avions décidé de partir avec eux à la Foire de Lyon afin de manger chez les restaurateurs qui ont envoyé des places gratuites à mes parents. Afin de couper court à toutes discussion du genre : On a décidé avec papa de vous payer le restaurant, de vous faire profiter des places gratuites, de vous acheter ci, et ça et ci… J’ai décidé que nous leur payerions le restaurant et qu’il n’y avait pas à discuter outre mesure, sans quoi nous serions vexés. Pour arriver à appuyer cette décision avec mes parents, il faut vraiment, mais vraiment être insistants et ne pas leur laisser de choix. Eventuellement trouver un compromis : Bon, d’accord, vous payez le parking, et nous on paye le restau… Ou alors, à la fin du repas, occuper l’attention de mes parents pendant que l’un d’entre nous s’éclipse discrètement avec la note pour aller payer avant qu’ils ne réagissent. Nous sommes arrivés sur place vers 11 heures. Le temps de faire une petite visite vers le salon Ameublement pour s’extasier devant les meubles qui se pivotent, qui se transforme et Ho surprise ! En tirant une porte, vous vous trouvez avec un lit à la place de votre cuisine équipée en un tour de main ! (Bon, j’exagère, c’est toujours une bibliothèque, un bureau ou encore un salon qui se transforme en couchage, mais j’adore ce genre de meubles gain de place). Nous sommes ensuite allés manger aveyronnais, s’il vous plait. Bon, le repas n’était pas terrible, le service assez moyen, et le prix non justifié pour ce que l’on a mangé. Mais ça fait une occasion de partager un repas avec mes parents. Petite anecdote : Nous allions en direction des toilettes avec Thilas, main dans la main, et mes parents nous suivaient un peu plus loin. Un homme qui sortait des toilettes s’est retourné vers nous et a dit quelque chose à sa femme en faisant un grand sourire. Le pauvre sot, il ne savait pas que mes parents étaient à sa hauteur et entendaient ce qu’il disait. Ma mère a entendu, et, émotive comme elle est, elle en a été troublée. Un rien suffit à troubler ma mère. L’homme a dit à sa femme : "Eh ben, heureusement qu’on vient de sortir des toilettes, on l’a échappé belle !". Genre : "Je suis tellement beau, que forcément, ces hommes qui aiment les hommes et qui sont donc forcément des pervers et des dévoyés sexuels se seraient rués sur moi et m’auraient violés, j’en suis certain." Encore un homme imbu de sa personne et qui croit connaître le monde et l’environnement qui l’entoure. Enfin, que voulez-vous, nous ne vivons pas dans un monde parfait, et encore heureux. Peut être qu’il réfléchira un peu plus avant de faire ce genre de blague et qu’il finira par évoluer ? Eho ! J’ai le droit de faire semblant d’y croire, non ? Bref, peu importe. Après le repas, nous sommes allés visiter le reste du salon. Nations du monde, Piscines et Spas, Douches, Produits de beauté… d’ailleurs, le salon s’appelait : Beauté pour la Femme. Aucun salon dédié à la beauté de l’homme. Et aucune démonstratrice ne s’adressait aux hommes, uniquement aux femmes. Je croyais pourtant que le marché des produits de beauté s’ouvrait de plus en plus à la clientèle masculine. On m’aurait donc menti à l’insu de mon plein gré ? Nous nous sommes donc imposés malgré tout. Mis à part les produits de beauté, il y avait aussi plusieurs outils pour le bien être du corps. Coussin masseur (et non pas vibromasseur, je vous vois venir) que m’a acheté mon gentil Thilas. Et oui, il se rend compte que je deviens vieux, et puis, en fait, je pense surtout que c’est le fait que le verso du coussin masseur ait deux poches pour mettre ses pieds et donc se les faire masser qui l’a beaucoup amusé. Ensuite, une sorte d’araignée en tiges de fer pour faire un massage capillaire, extrêmement jouissif. Alors hop ! J’en ai acheté un. En plus, c’est sensé atténuer les migraines. Et mon Thilas étant souvent victime de migraines, ne pourra plus me dire : "Oh, chéri, pas ce soir, j’ai mal à la tête." C’est donc un cadeau que je nous ai fait à tous les deux ^_^ Je plaisante, Thilas ne m’a jamais encore sorti quelque excuse que ce soit. Puis, direction Concours Lépine. Là, les inventeurs de tous poils nous montrent leurs trouvailles révolutionnaires, mais comment n’y avait-on pas pensé plus tôt, mesdames et messieurs ? Voici le tire bouchon à vibration qui découpe le verre autour du bouchon ! Plus de problème de bouchon qui se casse quand vous débouchez la bouteille ! Ahem ! Excusez moi, je ne cherche pas à minimiser les efforts de nos inventeurs, il s’agit juste d’une pitrerie de ma part, une de plus. Non, vraiment, tout ce qu’il y avait était fort intéressant. J’ai adoré la louche écumoir doseuse. Une fois vu la plupart des stands, nous nous décidâmes à rentrer à la maison, en faisant quelques courses pour le repas du soir. En fait, nous étions invités chez un de mes ex. Bon, très bien, en fait, nous avons été invités par mon ex petit ami. Il n’y en a pas eu tant que ça dans ma vie. Le gateau semblait fort appétissant, mais tout ce qui brille n’est pas or, et le dicton a été confirmé une fois de plus. Le compagnon de mon ex sait très bien faire la cuisine. Le repas était délicieux, et nous avons pu découvrir une émission de Pink TV où une jeune fille doit éliminer des hommes, un peu comme Marjolaine et les millionnaires, et en garder un seul pour partager avec lui le million de dollars. Mais attention ! Parmi son harem, il y a des gays. Si le dernier en lice est gay, il empoche à lui seul le million, et si c’est un hétérosexuel, ils partagent à deux la somme. La fille est stupide à pleurer. Elle a éliminé un des prétendants parce que celui-ci avait pleuré de peur qu’elle lui en veuille d’avoir forcé sur le bras de fer effectué avec un autre mec qui s’était retrouvé à l’hopital, et qu’un véritable homme, eh bien, on le sait, ça ne pleure pas. Quelle horreur. Effectivement le mec était gay, mais l’éliminer parce qu’il avait montré sa sensibilité… Je ne pense aps que ce soit une caractéristique des hommes gays. Bref, passons. Nous avons passé une soirée agréable. Le lendemain (dimanche, si vous suivez bien), nous sommes retournés chez mes parents pour le repas de Pâques. Ils recevaient ma sœur ainée et ses enfants. Nous avons mangé l’agneau pascal, offert des chocolats et une petite ballade digestive pour terminer le tout. Nous sommes ensuite vite rentrés à la maison, afin de faire un grand ménage et de tout mettre en ordre afin de recevoir Val et Tiou que nous avions invités à venir prendre l’apéritif, manger et surtout jouer à DBZ – Budokai 3 sur ma Playstation 2. Val étant fan, il a vite pris en main le jeu et s’est bien amusé, il me semble. Il adorait quand Trunk ado sortait son épée pour mettre son ennemi en pièces. En tout cas, il est doué, ce jeune sayen ;). Lundi matin, réveil difficile. Nous avions prévu de nous réveiller pas trop tard afin de bien profiter de toute la journée, mais c’était trop difficile. Nous nous sommes levés vers 11 heures, avons pris un énorme petit déjeuner au lieu de déjeuner, et avons profité de cette journée pour nous reposer, le temps n’étant pas suffisamment au beau fixe pour nous inciter à sortir. Bien évidemment, c’est en nous couchant que nous avons pensé à tout un tas de chose à faire et qui deviennent urgentes. C’est toujours comme ça. Sans doute parce que nous avons l’esprit au repos qu’un tas de choses se rappellent à nous. En somme, un très bon week-end avec famille et amis. Vivement que l’on puisse faire de même avec la famille de Thilas qui se trouve un peu loin. Mais le week-end prochain leur sera entièrement consacré

25 mars 2005

Jeu de mots (suite)

Bonjour, Pour faire suite à l'article précédent sur la Semaine de la Francophonie, je tenais à remercier très sincèrement Miss TICS et FabriceD de leur contribution, chacune très appréciée et remarquée. Du coup, je n'osais plus trop écrire mon propre texte, mais ayant lancé le jeu, il m'était difficile de m'y soustraire. Voici donc mon humble contribution que je me suis dépêché de terminer ce soir pour tenir les délais ^__^ :
J'aime.
A Xavier
J'aime L'ondelette fragile qui parcourt lentement La surface immobile de ton corps endormi Lorsque mes doigts agiles caressent avec envie De ton visage gracile, au fort rayonnement, La courbe méritoire, le dessin séduisant. Tu soustrais ton regard à mon adoration Porteur en ma mémoire d'infinies variations Aux reflets d'une moire changeante à chaque instant. On dit qu'il est miroir unique de ton étant Et je le sais pouvoir représenter ton âme Mais, sans vous décevoir, j'ajouterais la trame Non moins ostentatoire d'un nouvel élément : C'est bien vers ton souris que mon lent mouvement S'attarde, mon ami, sans nul cérémonial, Et admire, averti, la pureté de cristal Qui émane, limpide, de ses développements. Tu grommelles. Je souris, profite de ce moment Que Chronos a sorti de son cours, solitaire, Gravant en mon esprit l'attrait élémentaire Désormais qui nous lie sous les mêmes sentiments. Alors, sans trop y croire, je plonge dans le tourment, Mon esprit sans vouloir est noyé d'émotions D'amour et puis d'espoir, de rires, de passions, Remettant plus tard leur désenchevêtrement. Car il n'est dérisoire ce trouble qui me prend : Si tu le veux savoir, je t'ouvrirais mon coeur Pour que de ces histoires tu sois ordinateur Et que tu puisses croire en tout mon dévouement... Au loin sonne une hélice. Reprends le cours du Temps. Je te souhaite bonne nuit dans un murmure atone, silencieux et ravi : tu me sembles une icône. Toi, Amour de ma vie, tu m'observes tendrement. Th.

23 mars 2005

Jeux de mots, jeux rigolos

Le 20 mars dernier, c'était la journée internationale de la francophonie. Cela se traduit par diverses manifestations dans le monde mais ce n'est pas ici ce qui m'intéresse. Tous les ans, un thème est choisi et avec lui un auteur dont la France commémore la naissance, le décès ou tout simplement les idées. Certes, ce genre de commémoration est discutable comme le rappelle Didier Eribon dans le dernier Têtu mais passons, nous en reparlerons peut-être un jour.

Le fait est donc que tous les ans je participe à cette manifestation. Oh, rien d'extraordinaire ni de voyant. Il s'agit juste d'un jeu pour une émission de radio. Pour commencer par le commencement, lorsque j'habitais Lille, j'étais très lié à l'association des Flamands Roses, qui tiennent une émission de radio sur les ondes d'une Radio Campus, comme il en existe tant dans les universités. A l'occasion de la semaine de la francophonie, nous étions sollicités pour participer avec Campus Lille au jeu des dix mots, organisé par le ministère, histoire de donner un petit accent homo à cette manifestation. Vous pensez bien que l'amoureux des lettres que je suis eut du mal à refuser, d'autant qu'il s'agissait là d'une entreprise aux reflets OuLiPIens, non ?

Le principe en est simple : sur un thème donné, dix mots sont proposés que chacun est encouragé à remettre dans un texte, une poésie, un contexte, une création. Cette année, pour célébrer le centenaire de la mort de Jules Verne, cette 10ème édition a eut pour thème « le français, langue de l'aventure scientifique ». Et les traditionnels dix mots ont été choisis par des hommes et des femmes de sciences francophones :
Michel Serres (philosophe et historien des sciences) a proposé ondelette,
Françoise Balibar (physicienne et historienne des sciences) variation,
Geneviève Berger (biophysicienne) complexité,
Françoise Héritier (anthropologue) élémentaire,
Laurent Lafforgue (mathématicien) cristal,
Magda Stavinschi (astronome) miroir,
Gérard Toulouse (physicien) désenchevêtrement,
Jean Dercourt (secrétaire perpétuel de l'Académie des sciences) rayonnement,
Jean-François Hebert (président de la Cité des sciences et de l'industrie) hélice,
Gabriel de Broglie (président de la Commission générale de terminologie) icône.

Cette année cependant, un invité surprise s'est glissé : le mot ordinateur, inventé le 16 avril 1955 par le philologue français Jacques Perret. Sur le site de la Semaine de la Francophonie, toute l'histoire de ce mot est racontée : c'est IBM qui cherchait un mot français pour désigner ses EDPS, machines électroniques destinées au traitement de l’information. L'un des responsables du marketing s'est souvenu de son professeur de philologie latine et l'a contacté pour le solliciter. Comme quoi, ça sert le latin... Le 16 avril prochain, n'oubliez donc pas de souhaiter un bon anniversaire à votre indispensable micro quotidien - ou plutôt à son ancêtre - en méditant sur le nombre de générations qui se sont succédées depuis l'engin à lampes et à mémoire de tores de ferrite qu'on nourrissait de cartes perforées. Le monstre avait, nous rappelle PJ Lamblin, conservateur, entre autres avantages, celui de faire faire des économies de chauffage aux utilisateurs en chauffant la pièce, voire l'immeuble, qui le contenait. De même, un jour, nos machines elles-mêmes finiront comme pièces de musée sous le regard perplexe et amusé d'étudiants en informatique.

Cette année, j'ai envie d'étendre le jeu, si cela vous dit. J'aimerais qu'on se donne jusqu'à, disons..., la fin de la semaine pour écrire des textes drôles, farfelus, poétiques, sous forme de mode d'emploi, ou ce que vous voulez avec pour seule et unique contrainte : l'emploi de ces onze mots expliqués sur le site du ministère.
Ondelette Variation Complexité Elémentaire Cristal Miroir Désenchevêtrement Rayonnement Hélice Icône Ordinateur
Dans le courant de cette semaine, et jusqu'à vendredi, ça nous laisse un peu de temps pour écrire un petit texte. Ca vous tente ?

Une petite boîte de musique

Qu'il est bon parfois de retourner farfouiller dans nos vieux greniers, retrouver des objets caractéristiques, tous tellement chargés d'émotions et de souvenirs qu'on croiraient qu'ils vont exploser. Au lieu de cela, aucune explosion brutale, mais une douceur indescriptible et cette odeur si particulière qui vous prends et vous transporte... Vous n'avez pas de grenier ? Qu'importe, allez visiter celui de Mère-Grand. Elle y a ouvert une petite boîte de musique, une sorte de jeu qui circule dans la blogosphère et que je reprend ici. A vos claviers...
1. Combien y a-t-il de fichiers musicaux stockés sur votre ordinateur ?
135 éléments
2. Quel est le dernier CD que vous avez acheté ?
Le dernier CD de la Compagnie Jolie Môme
3. Dernière chanson écoutée avant de lire ce message ? Ouh làaaaa.... euh... ce matin... non j'ai pas regardé la télé... hier matin... je ne sais plus, ça remonte à trop longtemps, il y a plusieurs semaines.
4. Donnez 5 chansons que vous écoutez souvent ou qui comptent beaucoup pour vous :
Philippe Chatel : "Tom tom tommy" Inconnu "Greensleeve" Grieg "La chanson de Solveig" in Peer Gynt The Mamas and the Papas "Dream a little dream of me" Inconnu "Le thème d'Abel" in Saint Seya Abel
5. A qui allez vous passez le relais (3 personnes) et pourquoi ?
mmmh je ne sais pas trop. Je l'aurais bien envoyé à Aza mais elle l'a déjà fait ;) alors qui pourrait répondre ? Xavios, tendre et bel acolyte, accepterais-tu de répondre également ? Je verrais bien aussi FabriceD
probablement parce que son nom devient lié à la musique dans mon esprit. Et enfin, pourquoi pas le beau Plantex, ne serait-ce que pour lui changer un peu les idées en ce moment. Bises

15 mars 2005

Une journée pas comme les autres

Xavios le raconte bien. Nous avons passé une très bonne journée du 07 mars 2005.

Déjà, il faut dire que cette date n'était pas innocente puisque c'est un vendredi 07 (novembre) que nous nous sommes mis ensemble. Depuis, chaque septième jour de mois, nous nous souhaitons un joyeux mensuversaire et nous offrons une rose rose, parce qu'elles tiennent plus longtemps que les rouges. Nous voulions donc nous PaCSer un 07, plus tôt au départ mais en fait les tribunaux se sont révélés bondés et en décembre nous n'avons pû réserver que pour le mois de mars suivant.

Les jours précédents furent stressants comme de juste, mais non pas tant quant au PaCS lui-même qu'au niveau de l'organisation logistique : accueillir mes parents, les véhiculer, qui fait quoi, où, comment... ? Et puis comment assortir mon costume pour aller avec la cravate, quelle cravate mettre avec quels habits (oui, j'adore les cravates, que voulez-vous) ?

Nous sommes donc arrivés au tribunal à 9h25 pour 9h30, avec nos parents et une partie de nos frères et soeurs. Nous étions une dizaine à franchir les portiques détecteurs de métal puis à prendre la route du bureau idoine. Contrairement à ce qu'on pourrait croire, la greffière ne nous attendait pas. Elle espérait plutôt voir un couple hétéro à cause probablement d'une erreur de lecture de son agenda. Surtout, elle ne s'attendait pas à voir un tel attroupement réuni dans le petit espace d'attente de son service. Après vérification, elle nous a donc demandé de la suivre Xavier et moi.

Dans le bureau, elle a vérifié nos papiers, nos contrats et nous a expliqué nos nouveaux droits et obligations : assistance mutuelle, solidarité devant les créanciers, impôts communs, obligation de s'occuper d'un ascendant le cas échéant... Elle parlait du PaCS mais n'a jamais conjugué le verbe et préférait alors nous appeler "mariés", ce qui nous allait très bien également. Puis nous sommes allés chercher nos parents qui, dans ce petit bureau, nous ont pris en photo pendant que nous signions notre contrat. La fratrie est restée dehors pendant la grosse demie-heure qu'a duré la contractualisation de notre union. Au sortir, ils nous ont fait fête. C'était vraiment très bien.

Ensuite, nous sommes allés chez les parents de Xavios qui avaient eu la gentillesse et la délicatesse de décorer le salon à notre attention. Là, nous avons fait le repas Xavios et moi pendant que nos familles discutaient et se rencontraient. Nous avons reçu divers cadeaux, et c'est vrai que celui de mes autres frère et soeur qui n'avaient pu venir m'a ému aux larmes. Ce n'est rien, juste un single, mais derrière se trouvait bien plus que mes mots ne peuvent en exprimer. Je vous aime très fort. J'ai été touché également d'être ainsi entouré de nos familles, quand bien même nous fêtions cela un jour de semaine (logique, lorsque les tribunaux sont ouverts) alors que tous sont censés travailler. Et ceux qui n'ont pu être présents nous ont tout de même téléphoné pour nous féliciter, partageant néanmoins cette journée de bonheur avec nous.

La semaine, Xavios vous l'a narrée. Nous l'avons surtout passée à régler les dernières formalités administratives et à profiter tendrement l'un de l'autre à la maison, en famille, ou lors de sorties. Ce furent cinq jours délicieux comme un rappel des délicieux mois que nous avons passé ensemble et un prémice des délicieuses années qui nous attendent. Seul regret, que nos alliances n'aient pas été prêtes à temps. J'aurais adoré parader crânement au boulot ce matin plutôt que de rédiger mon compte-rendu de réunion en souffrance et subir quatre heures d'une autre réunion cet après-midi. Enfin, ce n'est que partie remise...

Je suis sincèrement heureux de pouvoir partager ma vie avec toi, mon aimé. Et j'espère que cette joie n'aura pas de limite. Nos disputes nous renforcent j'en suis sûr et nos bonheurs nous rapprochent. Tu es un hommme merveilleux, tu es l'homme de ma vie, tu es mon mari. Merci à toi, Xavios, pour tout le bonheur et tout l'Amour que tu me portes.

Je t'aime.

14 mars 2005

Une semaine après...

Eh bien, mes amis, vous allez rire, mais une semaine après le PACS, je ne le regrette toujours pas !

Mon cher Thilas a dû regagner ses montagnes pour le travail et il me manque déjà. Ces quelques jours passés ensemble ont été merveilleux et le fait d'avoir nos familles à nos côtés au Tribunal d'Instance était très touchant.

Bien entendu, les personnes qui n'ont pas pu être présentes physiquement nous accompagnaient dans nos coeurs, et je sais qu'elles pensaient à nous. Nous en avons eu la confirmation lors du repas qui a suivi la signature du PACS, alors que les parents à Thilas nous ont transmis un petit cadeau de la part de son frère et de sa soeur qui n'avaient pu se déplacer : le CD 2 titres de Sinsemilia : Tout le bonheur du monde. Merci à eux deux, nous en avons été fortement émus (ils ont même réussi à faire couler une larme à mon petit Thilas). Les paroles de cette chanson sont aussi très émouvantes. Grâce à eux, on a trouvé notre chanson à nous :)

Les 5 jours accordés pour le PACS (voir 8 jours pour moi, mais je n'en ai pris que 5, ce n'est pas intéressant de prendre des jours alors que Thilas doit reprendre le travail) sont passés à une vitesse folle, mais nous les avons bien exploités. Envoi des faire parts, renseignement auprès de l'Opac, puis du centre des Impôts, visite de l'exposition d'Andy Warhol au Musée d'Art Contemporain, anniversaire de ma jolie petite nièce Stella (5 ans déjà, le temps passe si vite...), mais on a quand même trouvé un peu de temps pour nous, pour nous reposer un peu et prendre conscience que maintenant, nous étions comme mariés (dixit la greffière ^_^).

Ah, qu'il est bon d'avoir un petit époux comme Thilas. Ceux et celles qui le connaissent ne pourront pas me contredire :) Merci à toi, Thilas, pour tout le bonheur et tout l'Amour que tu m'apportes :)

Je t'aime.

11 mars 2005

Over the...

C'est encore à l'inoubliable Aza que je dois de pouvoir afficher une image, si ça marche cette fois. Manifestement le truc proposé par blogger n'est pas parfait, mais je ne renonce pas d'arriver à ce qu'il fonctionne, ne serait-ce car lui me permettrait de mettre en ligne des images contenues dans mon ordinateur si j'ai bien compris.

Ma première image est donc un arc-en-ciel. Il symbolise surtout en ce moment l'Amour que nous nous portons Xavios et moi et renvoie directement à la cérémonie de PaCS de lundi dernier sur laquelle j'espère revenir plus en détail dans les jours à venir. Pour l'instant, je profite de ses bras et de sa chère présence. Vous me comprendrez... Bises à tou-te-s

04 mars 2005

Tam erre

Mon frère en chemise sur internet !

Non, non, ce n'est pas la dernière insulte à la mode. A en écouter les d'jeuns lyonnais on en est encore au bon vieux "nick ta mère", comme si "maman", comme surnom ne suffisait plus. On reconnaît bien là la fougue de la jeunesse, pleine de verve et prête à se rebeller contre tout ce qui bouge.

C'est marrant, parce que j'ai l'impression finalement que cette insulte fait son temps. Elle existe depuis un petit moment déjà mais ne paraît pas démodée pour autant. Sûrement par facilité, on se fatigue à répéter ce qu'on entend plutôt que de rechercher autre chose.

Tiens, quand j'étais en sixième, nous nous retrouvions avec mon meilleur ami au CDI du collège pour y consulter le dictionnaire des injures.

Nous avions listé de nombreuses sortes d'injures depuis le "dégonflé", "sombre idiot", "lèche-cul" aux phrases plus alambiquées telles : "ce que tu as dans la main, ce n'est plus un poil, c'est une perruque" ou "tu me la copieras cent fois... quand tu auras appris à écrire". Nous avions bien évidemment les injures grossières virant le plus souvent au scatologique comme "c'est un emmerdeur de première" et celles plus softs telles "c'est un emmielleur de première".

J'avais noté qu'il y avait les injures pour la conversation, de celles qui ponctuent une affirmation : "vaurien", "fripouille", "pourriture", "tête de lard", "tapette", évidemment, ou "enculé", voire plus rare mais assez logique si l'on considère l'importance des organes génitaux et du vocabulaire sexuel dans ces injures, "éburné".

A l'inverse se trouvaient celles plus classes à mes yeux qui servaient de formule finale : "Je ne te salue pas, je te crache à la gueule", "Et sache, gros dégueulasse, que je t'emmerde à pied, à cheval et en voiture", "Recevez, sinistre con, à défaut de mon pied au cul, l'expression de mon parfait dégoût" ou encore celle-ci qui me faisait rire : "Inutile d'agiter ta quéquette, vieux kroumir, si je te dis "mon cul" ce n'est pas pour te l'offrir". [remarquez que je n'ai toujours aucune idée de ce que peut être un kroumir]

Ensuite venait dans ce nouveau dictionnaire des injures le jeu très drôle des dialogues : - Vous n'êtes qu'un chien gâleux. - Mieux vaut être gâleux que pourri : j'aime mieux avoir ma peau que tes tripes ! et une petite liste des phrases à sortir au bon moment : "Ta bouche, bébé, t'auras une frite" ; "Mets-y une sourdine, c'est pas l'heure du biberon" ; "Monsieur recours à la force de son haleine, c'est déloyal" ; "Ne me fais pas rire, j'ai des gerçures" ; "tais-toi ou je dis tout" puis l'inévitable abécédaire où l'on apprend que le qualificatif fait tout : "freluquet frelaté", "rogaton poitrinaire", "simili martien à la graisse de cabestan", "cervelle de mouche arriérée", "avorton avarié"...

Je crois en fait que ce dictionnaire a marqué mon entrée dans la littérature. J'y ai découvert le plaisir de la langue, non pas le côté agressif du juron mais bien plutôt celui, malin, du jeu de mots qui laisse l'autre pantois et ridicule, et puis cet autre plaisir, plus discret mais tout aussi efficace de chercher à comprendre.

Pourquoi tel mot est-il une injure ? Et d'abord, que signifie-t-il ? Pourquoi le "con" féminin est-il devenu synonyme de bêtise méchante et crasse ? Pourquoi parler de "foutre" dans "j'en n'ai rien à foutre" ? Il est très amusant de rechercher le comment, d'autant que la langue française est vraiment riche et les possibilités de trouver de nouvelles injures en sont démultipliées... Dès lors, je ne comprends pas qu'on ne recherche pas d'injures plus sophistiquées ou plus drôles un peu à l'exemple de ce qui se fait ailleurs, ou retranscrit avec humour dans la bande dessinée : il n'est qu'à voir les personnages de Prunelle de Franklin ou du célébrissime Capitaine Haddock de Hergé dont les envolées n'apparaissent même pas dans la liste officielle des injures réprimandées (à Roland Garros).

C'est bien beau tout cela mais quel rapport avec mon frère ? Il s'avère tout simplement que nous venons de passer la soirée à discuter "blogs". Ce dernier a pleins d'amis qui ont ouvert depuis plus ou moins longtemps des blogs à peu près tous sur le même principe d'une photo centrale par post accompagnée d'un léger commentaire. Et sur l'un deux, on voit mon frère en chemise en train de jouer aux cartes... D'où mon incipit.

Je t'embrasse Benny. Je t'aime très fort. Et les autres aussi.