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19 janvier 2007

Vous savez que vous êtes un bibliothécaire quand...


You know you're a librarian when...

... you worry about punctuation
... you tell people to be quiet in bookshops
... you use acronyms more than you use real words
... you know what all the acronyms you use stand for
... people are amazed that you need two degrees to stamp books all day
... you read dictionaries for fun
... you know when you're breaking copyright law
... you've left your friends in the pub to go and look something up
... you can tell what someone is going to ask you by the look on their face
... 245 00 $a makes perfect sense
... you have dreams/nightmares about Dewey
... you know what the last digit of an isbn is for
... you pride yourself on not conforming to stereotypes
... you smiled at at least two of the above


Oui enfin finalement ça fait un peu dépassé comme questionnaire. Enfin, heureusement pour moi, Dewey ne hante pas encore mes rêves, ni mes cauchemars. En revanche, j'aime bien le
people are amazed that you need two degrees to stamp books all day
. Quand je travaillais en bibliothèque municipale dans ma folle jeunesse (^_^), il m'est arrivé qu'un jeune usager s'approche de la banque et me dise combien il aimerait être à ma place à ne rien faire de la journée. Je l'ai regardé en souriant, et lui ai expliqué que j'avais quand même bac+4 mais il n'a pas voulu me croire. Il est reparti en rigolant et moi retourné au catalogage de mes cédéroms.

17 janvier 2007

L'archipel des InfoSciences

Sur l'invitation muette de Manue, je me suis inscrit et promené hier soir dans Second Life (et il ne faut pas se tromper dans l'adresse parce qu'on trouve de tout comme fake).



La prise en main n'est pas très compliquée mais demande quand même qu'on s'y attarde un tant soit peu au début, malgré le tutoriel. Ce n'est pas un jeu avec une quelconque quête à remplir mais bien un "simple" univers virtuel dont l'intérêt principal repose sur l'interaction de l'avatar avec son environnement. Ensuite, comme il n'y a pas de but précis, on se demande ce qu'on peut faire. On traine un peu, écoute les conversations des voisins et sourit lorsque ça parle français. On visite un peu les immenses buildings, les maisons volantes, les villes médiévales et celles futuristes. Je ne saurais pas même y retourner maintenant mais j'ai pu ainsi rencontrer dans une manoir orné du symbole de Fly, Edwige herself, la chouette effraie de Harry Potter.

Finalement, visiter Second Life, c'est un peu se prendre pour le Philémon de Fred( et ici), quittant la réalité pour une visite onirique des mondes des lettres de l'Océan Atlantique. On peut marcher sous l'eau, se perdre dans des châteaux suspendus, on croise des personnages hauts en couleurs : j'ai croisé des vampires habillés façon début de siècle (début 20e), des chevaux dits "elfiques", une ange aux ailes noires et l'épée d'acier, même un drôle de monstre ressemblant à un alien mais parfaitement inoffensif. C'est qu'on ne peut pas se battre ici, les zones de combats sont des zones réservées, de même que les avatars subissant des poussées d'hormones sont priés de les satisfaire dans des zones spécifiques désignées par un M, pour mature (pour rappel, il existe un Teen Second Life réservé aux moins de 18 ans).

On peut se déplacer sur les îles en marchant, courant (ctrl+r) ou volant, qui demeure quand même la commande la plus pratique. On peut aussi tout simplement se téléporter à l'endroit désiré par téléportation spontanée (c'est beau la technique) ou par l'intermédiaire de bornes de téléportation. L'une d'entre elles par exemple se trouve devant "Mystery Manor" et vous transporte devant les principaux bâtiments de l'île InfoIsland dont celui de Google ou de l'Alliance Second Life Library. On peut forcer le jour si on n'y voit plus très bien, visiter de nuit ou préférer l'aurore. On y trouve de tout donc, y compris le fameux archipel Info Island dont les collègues nous ont déjà parlé.



L'archipel des InfoIles est un ensemble de huit îles pour l'instant, soit, par ordre alphabétique :

  • Commonwealth Island se veut un espace pour les organisations ;
  • Cybrary Island est dédiée aux "individuals library" ;
  • Echoditto Island, un centre pour les organisations politiques et environnementales ;
  • EduIsland s'adresse à la communauté des formateurs et des enseignants ;
  • HealthInfo Island à la communauté médicale (professionnelle, informationnelle ou non) ;
  • Info Island sur laquelle je vais revenir ;
  • Info Island 2 qui est une île plutôt réservée aux expositions bien qu'on y trouve l'université Bradly et SIQuery ;
  • SISU SLIS dont je ne vois pas trop ce qu'elle recouvre.


Sur Info Island vous pouvez trouver Parvenu Towers, une grande tour qui propose des ressources sur les Beaux-Arts (1er étage), les documents officiels (2e), les entreprises (3e), les Sciences Humaines (4e), les Sciences et techniques (5e), la généalogie (9e), un centre de conférence... Un auditorium est disponible à ciel ouvert pour tous. Il a été offert par le International Space and Flight Museum. Un calendrier liste même les prochains événements. Mystery Manor est censé enfermer des livres d'horreur (mais nous n'avons pu y entrer hier lors de notre visite avec Manue) tandis que la fantasie est accessible via le Talis Sci-Fi portal. Life2life, elle, est une librairie interfacée avec Amazon... Le bâtiment de Google permet de faire des recherches et propose par la suite un ensemble de liens qui font sortir du monde virtuel.



C'est d'ailleurs là que le bât blesse. Nombre de liens sont des liens hypertextes habituels. Tout le côté valorisation, tout ce qui permet d'enrichir le monde par des apports souvent mène simplement à l'extérieur de Second Life. Utiliser un catalogue, lire un historique, suivre une requête... tout n'a évidemment pas été retranscrit dans ce monde virtuel mais je trouve que l'interfaçage aurait mérité d'être un peu paufiné voire repensé afin de nous présenter quelque chose d'original et innovant.

D'une manière générale, mon avis demeure mitigé quant à cet univers. Je trouve cela très amusant voire impressionnant par les réalisations effectuées, le temps et l'énergie déployés. Voici par exemple l'historique de la création d'EduIsland :
EduIsland was purchased by the Alliance Library System in mid-November 2006. Before its purchase, a survey was sent to educators on two listservs; approximately 30 people responded that they would be interested in renting land on an island. After the island was ordered, respondents could choose from four plot sizes, each of which would require rent for one year. For example, a plot measuring 1024 sq m is $100 per year for the tenant. The tenants were then asked to help draft (via a wiki) a Community Agreement, which was then voted on by them and approved. During the drafting period, the land was divided into plots as ordered and land was deeded to SL groups representing the organizations.
On y trouve pourtant pleins de monde à certaines heures (enfin pas hier parce que c'était mort ^^) et c'est impressionnant de voir que certaines institutions y croient comme les universités de l'Oregon, du Montana, de l'Etat de New-York, Cincinnati, Deleware, Hawaï...

De fait, les bibliothèques sont présentes et font vivre l'endroit.
Already there is a portable (well, in fact Head-Up Display) searchTool that can search Second Life Library , Second Life stuff itself but also special web resources, such as WorldCat, Google, Amazon &
Library Tours can be selfservice by means of a tool like Chatfeeder that users carry with them.
They can read e-books, listen to audio-books and look at streaming video.
We have RSS-feeds visually displayed.
We can search PubMed in Second life, offer Reuters health News.
Our virtual Reference Desk is using QuestionPoint and we are training a Chatbot to talk to people when we are not there, for some reason.
And this is just the beginning.


PascalK suggérait que l'enssib s'y installe également et fasse pignon sur rue (virtuelle) mais je ne suis pas encore assez convaincu. Je vois encore cela comme un gadget plus que comme un nouveau lieu de rencontres avec ses usagers et l'ouverture d'un blog ou d'un wiki me semble plus pertinent pour une bibliothèque. Cela dit, ça dépend vraiment de l'usage souhaité. Le vrai intérêt à créer (payer en Linden$) un avatar de l'enssib dans Second Life serait en terme de renommée et de visibilité. Pour l'école d'une part, et pour le français d'autre part, même si la communauté française est déjà bien organisée dans ses bons (monuments comme Notre-dame, la tour Eiffel, un tutoriel spécial en français) et ses mauvais aspects (on trouve quand même une zone du Front National).

Allez, j'y reviendrai. Par curiosité d'abord et ensuite parce que j'ai maintenant une responsabilité : j'ai rencontré hier, après le départ de Manue, Abbey Zenith une bibliothécaire de InfoIsland. Nous avons discuté un peu et elle m'a admise dans le groupe des bibliothécaires. J'ai donc un joli "librarian" au dessus de la tête et ma conscience professionnelle... a bon dos, oui je sais ^__^. A ce sujet, les bibliothécaires dans Second Life sont réunis au sein d'une association, l'Alliance Library System qui a organisée le week-end des 12 au 14 octobre dernier un grand symposium empli de conférences et d'activités afin de faire le point sur les six derniers mois. Des visites guidées étaient organisées (et il est toujours possible d'en faire en contactant Lorelei Junot ou Abbey Zenith). Les conférences étaient "audibles" à savoir disponibles en format audio. La vidéo ci dessous qui présente un peu l'île a été prise à cette occasion (auteur).

Ah oui, mon nom là-bas est Tau Yao. A très bientôt dans "Second Life".



Pour aller plus loin :

  • SLurl est un site qui fournit des liens Second Life (SL urls) permettant de se téléporter directement aux lieux de votre choix dans l'univers, à condition bien sûr d'avoir installé le petit executable.
  • InfoIsland est présent aussi sur le web via un blog (http://infoisland.org/), un set Flickr (http://flickr.com/groups/secondlifelibrary), un espace MySpace (http://www.myspace.com/infoisland) où j'ai pris certaines des illustrations.

11 janvier 2007

Librarian fashion show



Le site du magazine Vice Propose un "Librarian Fashion Show", un portfolio de photos de mode prises dans une grande biblitohèque de Stockholm, dont la Stadsbiblioteket, ou la Karolinska Institutet/Universitetsbiblioteket. Chaque photo est précédée d'une description des habits portés et suivie d'un petit texte de présentation de la bibliothécaire portant sur son métier, ses livres préférés, elle-même.

J'aime bien ce que dit Linda :
"The wage isn’t great but if you compare it to being a journalist it’s OK. It sure isn’t the money that made me choose the job"
[Le salaire n'est pas mirobolant mais si vous comparez avec celui d'un journaliste, ça va. C'est sûr que ce n'est pas l'argent qui m'a fait choisir ce métier]

tandis que Jenny explique que
"I used to work at a big publishing house, but I felt like it was just too businesslike. Libraries are more romantic, you don’t have to think of books as money-making products. In libraries, books are sacred. I’m such a daydreamer, so the job suits me well."
[Je travaillais pour une grosse maison d'édition, mais je trouvais l'approche trop commerciale. Les bibliothèques sont plus romantiques, vous n'avez pas à penser aux livres en tant que produits marchands. Dans les bibliothèques, les livres sont sacrés. Je suis si romantique (?), alors le boulot me va bien.]

Les livres sont sacrés. De quoi tiquer quand même.

09 janvier 2007

Your life work : Librarian

Toujours dans la série "réprésentations de bibliothèques", voici une vidéo montrant un court-métrage de 10 minutes filmé par le gouvernement des Etats-Unis et présentant les différentes facettes du métier de bibliothécaire. En l'occurence, c'est la bibliothèque du Iowa State College qui sert de toile de fond. La scène se passe en 1946.

Il est amusant de voir les grands espaces, les bâtiments de pierre brute, les étagères de bois massif. Dans les commentaires, il est précisé que le bibliothécaire retire du plaisir à mettre en forme le monde dans lequel il vit, soulignant le caractère essentiel de la profession. And so be it.



Aujourd'hui la profession semble toujours prisée. C'est ce qu'annonce le billet : Librarian: One of Best Careers for 2007, rédigé par un Bibliothécaire philippin.
That's right. Not knowledge worker. Not information specialist. Librarian.

According to "Get-Ahead Careers for 2007" by Marty Nemko (U.S.News & World Report, 18 December 2006), "Even though anybody can do a Google search, for instance, librarians will be needed more and more to help us navigate all that digital information."

And that, in essence, is why "librarian" is among 25 professions that "will be in growing demand as baby boomers age, the Internet becomes ubiquitous, and Americans seek richer, simpler lives."


La suite de l'article vaut le coup d'oeil qui donne des liens vers un résumé de ce que fait et gagne un bibliothécaire américain, propose une mise en perspective du métier suite à l'arrivée et l'usage de plus en plus important d'internet, le tout issu d'un rapport intitulé Best Career 2007.

25 août 2005

Rex Libris

Dans ce nouveau comic américain, à paraître sous peu, les bibliothécaires appartiennent tous à une société secrète fondée en 242 avant JC par Callimaque, le responsable de la bibliothèque d'Alexandrie, et appelée l 'Ordo Bibliotheca (mais connue dans certains cercle sous le nom de Litterati Sodalicium) dont la devise est "Sapere Aude" : Ose Savoir. Au cours de l'histoire, ses archimages tels que Avicennes, Robert Bentley, Benjamin Franklin... luttèrent contre l'ignorance et les mauvaises influences des "Old Ones" et de leurs séides chtoniens (dont les "undead, brain-eating, book-burning zombie mercenaries that plagued Southern Italy throughout the Eleventh Century") en soutenant le savoir humain, protégeant et transmettant le savoir des anciens. On peut suivre leurs traces au sein de centres culturels comme l'Université de Salamanque en Espagne, celle de la Sorbonne en France, le Palais Saint-James au Royaume-Uni. Le siècle des Lumières et la marche du progrès leur doivent beaucoup. Avec la découverte des crystaux de téléportation (fonctionnant à l'énergie tellurique) en 1921 furent permis les voyages intersidéraux. Dès lors, "a whole new era in lending opened up: interstellar book loans became possible". Des prêts interstellaires ! Ce fut aussi l'aube de la création d'une bibliothèques d'ouvrages extraterrestres. De plus, les crystaux permettent aux bibliothécaires d'explorer l' Oeinirimundus, le monde des rêves, et d'entrer dans le monde de la Littérature elle-même afin de rendre réels des objets fictifs. The current Archmagus of the Ordo Bibliotheca is unknown, but one can be sure they are working behind the scenes for the sake of all humanity, and their efforts to disseminate secret knowledge to the public can be seen, all over the world, at your local library branch. Soyons rassurés. (from Catalogablog )

25 mars 2005

Le secret de Ji

Le bibliothécaire s'était dessiné sur le visage, les mains et les bras des signes cabalistiques aux motifs compliqués. il portait le haut d'une cotte de mailles sous ses vêtements, ainsi qu'une calotte d'acier maintenue par une chaîne. Enfin supportait-il dans son dos le poids d'une épée plus longue encore que celle de Grigan. - Vous pensez vraiment avoir besoin de cela ? s'enquit Rey, avec une pointe de cynisme. - Bien sûr, répondit l'autre très sérieusement. Comment voulez-vous faire un travail de bibliothécaire efficace, sans une longue épée ?

Grimbert Pierre. Le secret de Ji. Paris : Editions Mnémos, 1999. 564 p. Collection Icares Fantasy. ISBN 2-911618-56-4

23 février 2005

Adoptez la Librarian touch

Aujourd'hui, je tente la fonctionnalité d'accès à distance. Ce qui n'a pas l'air des fonctionner des masses... Je me demande où est le problème... Bien, je verrais cela plus tard.

Mais plutôt que de vous parler de nos aléas bibliothéconomiques à la BU, je vais aborder ce qui se fait de drôle dans notre monde de bibliothèques, pioché ici et là au hasard des blogs professionnels : quand on fouille un peu dans les forums et les blogs de bibliothécaires, on trouve des sites amusants :
  • Catsmap et ce site parlent tous deux des chats en bibliothèques (pour le premier) et dans la littérature (pour le second).
  • Bibliozine, en anglais, propose de libérer sa frustration de catalogueur en déformant le portrait de Melvil Dewey tandis que cet autre site, toujours en anglais, suggère quant à lui de retrouver les livres grâce à leur couleur de couverture : l'option choix de la couleur est même implémentée dans l'Opac.
  • Ce site rend, lui, hommage à la Lipstick Librarian, la bibliothécaire Glamour. Allez, une dernière pour la route et pour la nouvelle année : le site du CEPID (Cyberespace Emploi des Professionnels de l'Information et de la Documentation) propose des cartes de voeux avec des animations : voir notamment Pas de répit pour les documentalistes.
  • Qui a dit que les bibliothécaires étaient des vieilles filles coincées ? On en parlait le 08 octobre sur BiblioAcid où se trouvent les résultats d'une enquète sur l'image du bibliothécaire. Comme l'affirme Marlene Delhaye, les photos du power point sont assez parlantes. Et puisqu'on parle de goodies qui vous changent la vie, en mars le même BiblioAcid postait ce message sur des sites où on peut acheter des t-shirts avec "superlibrarian" voire des figurines . On n'arrête décidément pas le progrès. Et vivent les figues !